Engagé.es au Japon
Solidarité · Écologie · Proximité

Marie-France Ono
Suite à diverses circonstances, dès l’adolescence j’ai eu une grande curiosité pour le Japon. À cette époque les mangas n’y étaient pour rien, ils n’étaient pas encore connus en France. C’est ainsi que j’ai commencé à étudier le japonais et ai été amenée à faire la connaissance d’un Tokyoïte qui est devenu mon mari.
C’est avec lui que je suis arrivée au Japon en octobre 1969.
C’est ainsi qu’a commencé une longue vie consacrée à établir une harmonie entre deux univers bien différents : le japonais et le français, que ce soit au sein de ma vie familiale franco-japonaise pour l’éducation de ma fille, pour les relations – excellentes – avec ma belle-famille, pour ma vie professionnelle au sein du Lycée français, ou enfin pour mes activités associatives. Je porte un grand intérêt à ceux qui sont franco-japonais de naissance et souhaite qu’ils soient tous imprégnés des deux cultures, ce qui implique des initiatives dont certaines existent déjà mais il faut un fort engagement pour qu’elles soient effectivement accessibles au plus grand nombre.
D’une manière générale, la présence française a beaucoup évolué en nombre et en type de famille. Des familles plus jeunes qu’il y a cinquante ans, mais aussi un vieillissement de la population présente depuis longtemps. Bien des personnes se retrouvent seules, isolées pas toujours par choix, et avec des difficultés au quotidien. Vieillir au Japon est un vrai sujet qui me tient à cœur.
Un des métiers qui m’avait attirée est celui d’avocate, par désir d’aider ceux qui en ont besoin et par désir de justice.
Finalement j’ai été enseignante dans le secondaire mais ces désirs d’apporter de l’aide et de la justice se sont concrétisés dans toutes mes activités bénévoles.
Pendant presque toutes mes années au lycée, je me suis engagée dans la vie socio-professionnelle en étant représentante des enseignants du secondaire et secrétaire SNES Japon dans les diverses instances, un rôle pas toujours aisé mais où on peut faire entendre la voix de ceux qui ont moins accès à cette possibilité.
Je suis membre du comité de la NPO NADIA qui a été créée sitôt après la catastrophe du Tohoku. Pendant deux ans et demi, nous sommes allés une fois par mois à Ishinomaki pour aider à déblayer, écouter, réorganiser, revivre et y allons encore 2 fois par an pour certains suivis. Nous sommes allés aussi dans la péninsule de Noto frappée par un séisme en 2024. Et depuis quelques années, nous avons des actions ponctuelles pour aider des familles dont un enfant est atteint d’un cancer au cerveau.
Je suis membre du bureau de Français du monde – ADFE – Tokyo depuis plusieurs années.
Je fais partie des administrateurs de l’OLES (Organisation Locale d’Entraide et de Soutien) et ai eu l’occasion de rendre service avant même d’être administratrice.
Je suis membre de l’AFFJJ (Association des Familles Franco-Japonaises au Japon) .
Je suis très motivée à rester engagée dans des actions de soutien, d’entraide, d’écoute, d’amélioration de ce qui peut l’être pour la communauté française au Japon.
C’est pourquoi c’est très volontiers que je rejoins l’équipe très unie menée par François Roussel dont je connais l’écoute attentive aux autres, l’expérience, l’efficacité, l’engagement sans faille pour faire avancer les choses.


